jump to navigation

La Cour européenne des droits de l’homme veut interdire le crucifix ! 5 novembre 2009

Posted by Mérode in Campagne.
trackback

SCANDALE ! Dans sa haine de la religion catholique, la Cour européenne des droits de l’homme insulte le crucifix. La Cour européenne des droits de l’homme prétend obliger l’Etat Italien à retirer les crucifix des salles de classe, à la demande d’un militant laïc !

CRUCIFIX DANS LES SALLES DE CLASSE : CONTRAIRE AU DROIT DES PARENTS D’ÉDUQUER LEURS ENFANTS SELON LEURS CONVICTIONS ET AU DROIT DES ENFANTS À LA LIBERTÉ DE RELIGION

Violation de l’article 2 du protocole n° 1 (droit à l’instruction) examiné conjointement avec l’article 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l’homme.

L’arrêt a été rendu dans par une chambre de sept juges composée de :
Françoise Tulkens (Belgique), présidente,
Ireneu Cabral Barreto (Portugal),
Vladimiro Zagrebelsky (Italie),
Danutė Jočienė (Lituanie),
Dragoljub Popović (Serbie),
András Sajó (Hongrie),
Işıl Karakaş (Turquie), juges,

Décision de la Cour
La présence du crucifix – qu’il est impossible de ne pas remarquer dans les salles de classe – peut aisément être interprétée par des élèves de tous âges comme un signe religieux et ils se sentiront éduqués dans un environnement scolaire marqué par une religion donnée. Ceci peut être encourageant pour des élèves religieux, mais aussi perturbant pour des élèves d’autres religions ou athées, en particulier s’ils appartiennent à des minorités religieuses. La liberté de ne croire en aucune religion (inhérente à la liberté de religion garantie par la Convention) ne se limite pas à l’absence de services religieux ou d’enseignement religieux : elle s’étend aux pratiques et aux symboles qui expriment une croyance, une religion ou l’athéisme. Cette liberté mérite une protection particulière si c’est l’Etat qui exprime une croyance et si la personne est placée dans une situation dont elle ne peut se dégager ou seulement en consentant des efforts et un sacrifice disproportionnés.
L’Etat doit s’abstenir d’imposer des croyances dans les lieux où les personnes sont dépendantes de lui. Il est notamment tenu à la neutralité confessionnelle dans le cadre de l’éducation publique où la présence aux cours est requise sans considération de religion et qui doit chercher à inculquer aux élèves une pensée critique.
Or, la Cour ne voit pas comment l’exposition, dans des salles de classe des écoles publiques, d’un symbole qu’il est raisonnable d’associer au catholicisme (la religion majoritaire en Italie) pourrait servir le pluralisme éducatif qui est essentiel à la préservation d’une « société démocratique » telle que la conçoit la Convention, pluralisme qui a été reconnu par la Cour constitutionnelle italienne.
L’exposition obligatoire d’un symbole d’une confession donnée dans l’exercice de la fonction publique, en particulier dans les salles de classe, restreint donc le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire. La Cour conclut, à l’unanimité, à la violation de l’article 2 du Protocole n° 1 conjointement avec l’article 9 de la Convention.

NE LAISSONS PAS PASSER CETTE DECISION INIQUE

Ecrivez à la présidente Françoise Tulkens et au juge italien Vladimiro Zagrebelsky (qui se sont prononcés « à l’unanimité »)

Madame, Monsieur,
En tant que catholique, français et européen, je tiens à vous faire part de mon profond désaccord avec la décision rendue par votre cour, dans laquelle vous prétendez que la présence d’un crucifix dans une salle de classe est contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion.
J’exprime ma profonde conviction que la « préservation d’une société démocratique », qui vous invoquez dans les motifs de votre jugement, ne peut être assurée sur la base du laïcisme intolérant que votre décision vient renforcer et confirmer. Or, dans l’encyclique Centesimus annus de 1991, le Pape Jean-Paul II lançait cet avertissement : « S’il n’existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l’action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l’histoire. »
Votre décision prépare directement le totalitarisme que dénonçait le Pape. En refusant à l’Etat italien la possibilité de délivrer l’éducation publique sous les auspices du crucifix, symbole universel de la justice et du bien moral, vous vous faites les agents d’une société intolérante et injuste. Par le fait même, votre décision cesse d’exprimer le droit, je m’en trouve donc délié et ne lui reconnais aucune valeur.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments choisis.

COPIEZ LA LETTRE CI-DESSUS (que vous pouvez librement adapter EN ÉVITANT TOUTE INSULTE OU MISE EN CAUSE PERSONNELLE) ET ENVOYEZ-LA AUX ADRESSES CI-DESSOUS :
francoise.tulkens@echr.coe.int , vladimiro.zagrebelsky@echr.coe.int
En mettant votre courrier en copie au responsable des relations presse de la Cour européenne des droits de l’homme : frederic.dolt@echr.coe.int

Publicités

Commentaires»

1. Nicole Godfrin - 7 novembre 2009

Très bonne initiative, j’envoie les courriers immédiatement.

NG

2. Manu - 1 décembre 2009

Chacun a droit de choisir de croire ou non, d’adhérer ou non à un discours religieux … Des crucifix dans des salles de classe, au même titre que n’importe quel autre signe distinctif de n’importe quel autre religion, c’est une privation de ce droit élémentaire, du prosélytisme, voire de l’endoctrinement …

Mérode - 6 décembre 2009

C’est ça… Et l’injonction « Éteignez la lumière en sortant. Si vous ne le faites pas pour les économies, faites-le pour sauver la planète » qu’on trouve affichée dans les salles de classe de nos écoles, ce n’est pas un endoctrinement ? Une privation des droits élémentaires ? Manu, si vous ne voulez pas du Christ, soyez en sur, Lui, il veut de vous !

3. Mérode - 28 décembre 2009

Les évêques polonais interpellent l’UE (rapporte le Salon beige) :

Les évêques polonais ont fait lire une lettre aux fidèles dans les églises de Pologne, suite à l’interdiction des crucifix par la CEDH :

« Que les institutions européennes centrales répondent de façon claire : au nom de quoi toutes les extravagances trouvent-elles leur place en Europe, alors qu’il n’y a pas de place pour le Christ ? Pourquoi permet-on, comme aux moments les plus sombres du totalitarisme, que les chrétiens soient insultés et voués aux gémonies ?

L’Histoire a prouvé que celui qui luttait contre la croix tout en endossant l’habit de défenseur des droits de l’homme, s’avérait à chaque fois être finalement un tyran ».

On attend la réponse des institutions européennes.

4. Dix pays soutiennent l’Italie et le Crucifix devant le tribunal européen, dont la Fédération de Russie « Le Zouave du Pape - 19 juin 2010

[…] Dix pays soutiennent l’Italie et le Crucifix devant le tribunal européen, dont la Fédération de Russie 19 juin 2010 Posted by Mérode in Campagne. trackback Les Zouaves du Pape s’étaient mobilisés contre une décision de la Cour européenne des droits de l’homme visant à interdire le crucifix dans les salles de classe en Italie (https://zouavedupape.wordpress.com/2009/11/05/la-cour-europeenne-des-droits-de-lhomme-veut-interdire-…). […]


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :